Portrait : Sia
Je sais que c’est un peu la honte, mais ma culture musicale est assez pauvre : je reste bloquée dans une certaine période. Du coup, je découvre avec beaucoup de retard des artistes qui ont pignon sur rue depuis un certain temps déjà.
Et tenez vous bien, j’ai découvert tout récemment Sia. J’avais bien sûr déjà vu des photos de l’artiste, cachée derrière ses perruques iconiques de manière à dissimuler son visage, et j’avais aussi lu son nom ici ou là, mais c’est tout !
Puis, en voulant écrire un article sur Musicless, je suis tombée sur un de ses clips ajusté sans musique. Il était pas mal, donc je l’ai lancé avec la musique pour voir ce que ça donnait.
Et dès les premières notes, sa voix m’a plu. Il faut dire qu’elle a un je-ne-sais quoi de fêlé, et les petites voix cassées, ça, j’aime bien ! Et justement, sa voix se reconnaît instantanément : elle est puissante et fragile avec cette petite brisure qui me fait craquer, mais pas que, elle a aussi construit un univers artistique à la fois mystérieux et étonnant qui n’est pas pour me déplaire.
Née en Australie, il paraît que Sia a longtemps évolué dans l’ombre avant de connaître le succès. Elle a écrit pour d’autres artistes pendant des années, ce qui explique sans doute la finesse et l’efficacité de ses chansons.
Parmi ses titres les plus marquants, “Chandelier” reste bien évidemment incontournable. Cette chanson aborde les excès et les failles avec intensité. Pour la petite histoire, elle avait initialement écrit “Chandelier” pour Rihanna ou Beyoncé, et a finalement gardé le titre pour elle.
Impossible aussi de passer à côté de “Elastic Heart”, un morceau plus introspectif ! Vous reconnaîtrez peut-être dans le clip Shia LaBeouf et Maddie Ziegler (Une nounou d’Enfer)
et “Cheap Thrills”, plus léger en apparence, mais porté par une énergie irrésistible qui donne immédiatement envie de bouger.
Sia fait partie de ces ovnis qui a un rapport à la célébrité plutôt particulier ; contrairement à beaucoup d’artistes, elle a choisi d’en montrer le moins possible. Elle a souvent refusé de montrer son visage en public, préférant laisser toute la place à son art et surtout à sa tranquillité, un peu à la manière des Daft Punk. Bien évidemment, loin d’être un simple caprice, ce choix est né d’un désir de préserver sa santé mentale et de se protéger des excès de la notoriété.
Elle a tenu très longtemps avant qu’on ne voie sa véritable frimousse, et ça, c’est une prouesse !
Je vais tenter de continuer à la découvrir, même si (pour l’instant !) je n’ai ajouté de l’artiste que Snowman à ma playlist !
Il y a deux titres qui me font vibrer, cheap thrills avec Sean Paul (yo-yo-yeah-yeah [faut avoir la réf ou m'avoir rencontrée]) et Unstoppable.
Et merci pour ces informations ♥
