Morceau : Song to the Siren 🎩 🥃
Lorsque j’ai demandé à Vghur de me conseiller quelques titres pour écrire un article, je ne pensais pas tomber sur une telle pépite, à mi-chemin entre le rêve un je ne sais quoi de contemplatif et fascinant à la fois.
Écrite par Tim Buckley et Larry Beckett en 1967, elle est interprétée pour la première fois à la télévision américaine en 1968, mais ne sort officiellement qu’en 1970 sur l’album Starsailor. Depuis, cette chanson n’a cessé d’hypnotiser auditeurs et artistes, devenant un classique souvent repris.
Et je ne crois pas si bien dire puisque selon mes recherches, la chanson évoque une sirène, créature mythologique s’il en est, attirant les marins vers les abysses. Buckley ne raconte pas une histoire au sens traditionnel : il peint plutôt une atmosphère, celle d’un désir irrésistible mêlé à la peur de la perte. Chaque note agit comme une vague lente, douce mais dangereusement attirante, oscillant entre amour impossible et fatalité
Les mots de Beckett sont poétiques et volontairement ambigus. Il s’adresse à une sirène, métaphore d’un amour inaccessible et destructeur.
Si l’original de Buckley reste une référence, c’est surtout la reprise du regroupement d’artistes This Mortal Coil (1983), portée par la voix spectrale d’Elizabeth Fraser, qui a ancré la chanson dans la culture populaire. Cette version plus lente et saturée de réverbération a été largement utilisée dans les films, séries et publicités et a contribué à faire découvrir le morceau à un public mondial. Je ne sais pas quelle version vous préférez, mais les deux me semblent si éthérées, voire limite irréelles. Buckley semble donner au morceau une dimension simple et si épurée, alors que This Mortal Coil me semble plus mystique, un poil irréelle.
Depuis, de nombreux artistes l’ont réinterprétée, parmi lesquels :
Robert Plant, Bryan Ferry, voire même George Michael, la merveilleuse Sinéad O’Connor ou encore John Frusciante, et chaque reprise révèle une facette différente du morceau.
Song to the Siren est une sublime découverte. La chanson ne se contente pas de raconter, mais agir comme la sirène qu’elle évoque : elle attire, murmure, et surtout hante longtemps après l’écoute.
Enjoy !
Et ravi qu'elle ait aussi retenue ton attention :)
