Portrait : Michael Hutchence
Il y a vingt-huit ans, le 22 novembre a marqué le jour où Michael Hutchence s’est suicidé. Avec un peu de retard, je vais rendre un petit hommage à l’éternel incendie du rock !
Il y a des voix qui marquent une époque, et des présences qui la redessinent à l’image d’une comète. Michael Hutchence, leader incandescent d’INXS, est de celles-là. Plus de vingt-cinq ans après sa disparition, son empreinte résonne encore, à la fois dans la musique populaire et dans l’imaginaire collectif. Il était charismatique, fragile, magnétique ! Michael Hutchence fut un artiste total, habité par un besoin brûlant de création, et un homme dont la vie sentimentale, qui fut souvent jetée en pâture au public, dissimulait une profonde quête d’amour.
Avec INXS, (in excess), Hutchence a sculpté l’un des sons les plus reconnaissables des années 80 et 90 : une fusion affûtée entre rock, funk et pop, portée par un groove sensuel et une énergie féline.
De Shabooh Shoobah à Kick, en passant par le plus introspectif Welcome to Wherever You Are, Michael apportait une dimension théâtrale à chaque arrangement. Sa voix, chaude et légèrement voilée, pouvait se faire caresse ou coup de fouet, tandis que sa présence scénique transcendait les frontières : un mélange hypnotique de Morrison, Jagger et d’une intensité qui n’appartenait qu’à lui.
Hutchence ne chantait pas seulement : il donnait vie aux chansons. Never Tear Us Apart, ma préférée, devenue un hymne intemporel, témoigne de cette capacité rare à rendre la vulnérabilité flamboyante. Derrière le rockstar larger-than-life se cachait un poète, un homme sensible dont les textes, parfois méconnus, dessinaient une cartographie intime de ses doutes, de ses excès et de ses passions.
Michael Hutchence était surtout un passionné : ses amours ont souvent nourri une mythologie parallèle à sa musique. Ses relations avec Kylie Minogue, Helena Christensen ou encore Paula Yates ont fait de lui une figure médiatique aussi fascinante que controversée. Mais derrière la lumière aveuglante des projecteurs se trouvait un homme intensément romantique, très tourmenté et souvent mal compris.
Avec Kylie Minogue, il formait un couple pop iconique, presque trop parfait pour l’époque : lui, le bad boy glamour ; elle, l’idole pop au sourire d’or. Leur relation fut une parenthèse enchantée, brève mais déterminante, Kylie elle-même reconnaissant qu’il l’avait « libérée » artistiquement et personnellement.
Avec Helena Christensen, Michael découvrit une forme de stabilité douce, un amour plus discret, plus mature. Elle fut l’une des premières à évoquer publiquement sa sensibilité extrême et sa fragilité profonde, loin du masque du rockeur invincible.
Puis vint Paula Yates, la plus tumultueuse de ses passions, un amour dévorant qui se heurta sans cesse aux projecteurs et aux jugements. Leur relation fut aussi créatrice que destructrice : deux âmes flamboyantes prises dans le tourbillon médiatique, mais unies par une réelle tendresse : il ne faut pas oublier qu’au début de leur relation, Paula Yates, était toujours mariée à Bob Geldof avec lequel elle avait trois filles. Paula Yates se sépare de son mari après que sa relation avec Hutchence a été éventée par la presse britannique et le 22 juillet 1996, elle donne naissance à la fille unique de Michael Hutchence, Heavenly Hiraani Tiger Lily.
Michael Hutchence fut un paradoxe vivant : star mondiale et poète discret, séducteur mythifié et homme profondément émotionnel, créateur visionnaire et être marqué par l’ombre. Son héritage ne se résume ni aux titres qu’il a vendus, ni aux polémiques qui ont jalonné sa vie, mais réside dans cette capacité magique à faire vibrer le monde et à transformer chaque scène en univers, chaque chanson en confession.
Aujourd’hui encore, lorsqu’on écoute Mystify ou Need You Tonight, on retrouve ce feu singulier, ce mélange de sensualité et de fragilité qui n’appartenait qu’à lui. Michael Hutchence n’a jamais été une simple rockstar : il fut une force, une lumière, un homme qui aimait trop, créait trop, vivait trop (qui faisait tout trop !) et c’est peut-être pour cela que son absence continue de peser.
Il nous reste sa musique. Et dans chaque note, un peu de son âme brûlante.
Quel est votre titre préféré de Michael Hutchence ?

Hmmm, quand j'ai lu le nom, je me suis demandé qui était ce chanteur. INXS n'était pas un groupe que j'écoutais à part...
https://youtu.be/F93ywiGMDnQ
https://youtu.be/PTULqzrhBWA
Qui sont sûrement dans ma playlist... 😋
