Morceau : Because I got high
Voici un tube carrément enfumé : plus nonchalant, tu meurs !
Saviez-vous que cette chanson, qui comme vous le savez a fait un carton, est à la base partie d’un délire ?
Nous sommes en l’an de grâce 1998. Joseph Edgar Foreman est un musicos un peu branleur qui bidouille des chansons dans sa chambre d’étudiant. Son statut d’étudiant fait qu’il a des priorités d’argent, et que d’aller chez le coiffeur n’en est pas une. Ses cheveux sont donc super longs, de sorte que tout le monde le surnomme Afroman. Même si notre regard de 2025 juge ce nom raciste, à l’époque il n’en était peut être pas de même et d’ailleurs qu’importe, Joseph s’en accommode et au contraire, en fait même son nom de scène, allant jusqu’à vendre des t-shirts à son effigie.
Un jour, il se lève, la tête pleine d’idées pour écrire de nouveaux titres, et avant de s’y coller il se fume un gros bédo pour se donner du courage, pour finalement ne rien glander et dormir toute la journée. Le lendemain, il se dit qu’il va se rattraper et écrit une chanson qui explique que justement, il n’a rien glandé parce qu’il était trop défoncé.
Comme la plupart des gros tubes, la mélodie est écrite en deux minutes. Il l’enregistre avec d’autres morceaux sur un CD qu’il dépose dans toutes les soirées étudiantes et les concerts de sa ville. Un étudiant un peu foncedé tombe sur Because I got High et kiffe le morceau, qu’il met en ligne sur Napster, ce qui en fait d’ailleurs l’un des premiers titres de musique à être partagé de manière virale.
Universal décide de signer le morceau, et Howard Stern, un présentateur assez connu outre atlantique décide de la passer dans son émission, qui, chance ultime, sera écoutée par Kevin Smith, le réalisateur de Clerks dont la carrière décolle et qui souhaite faire le clip, ce qui explique qu’on y voie Jay et Bob avec le vidéo-club de Clerks. Le titre sera d’ailleurs utilisé pour leur film Jay et Bob contre-attaquent.
L’histoire ne dit pas s’il continue à être high !
Enjoy !
Ce n' est pas forcément dans ma playlist, mais j'aime encore bien. Et merci pour l'anecdote.
