Le poids des mots
Mais au juste, qu’est-ce qu’un MOT? Une arme ? Un outil ? En général, il ne prend qu’une seconde à être prononcé. Une phrase ne demande parfois que quelques instants pour être formulée…
Pourtant, ce qui sort de notre bouche peut rester dans le cœur ou dans le cerveau de quelqu’un pendant des années. Parfois toute une vie !
Quand on y pense, nous sommes capables de peser soigneusement chaque gramme d’un morceau de viande, chaque centime d’une dépense à prévoir, chaque minute de notre si précieux temps… Mais lorsqu’il s’agit de parler, nous oublions souvent de mesurer le poids de nos mots.
Les mots ne sont pas de simples sons. Ils sont des traces indélébiles.
Un compliment peut redonner confiance à quelqu’un, il peut apporter du réconfort ou de la joie. Parfois, un simple « merci » peut donner à une personne le sentiment que son effort est reconnu et apprécié…
Mais les mots possèdent aussi une autre force, plus obscure : celle de blesser ! Une remarque lancée sous le coup de la colère, une humiliation ou un jugement peuvent détruire. Ou encore cette phrase que l’on croit anodine parce qu’on l’a oubliée quelques minutes après l’avoir prononcée, alors que l’autre la repasse encore dans sa tête des années plus tard.
C’est ici que vient la véritable question sur le poids des mots : nous ne pouvons jamais mesurer précisément l’effet de nos paroles sur quelqu’un.
Nous ignorons les blessures qu’il porte déjà, les combats qu’il mène en silence, ses doutes et sa sensibilité.
Les mots peuvent également attiser la haine et nourrir la peur. Avant que les hommes ne prennent les armes, il arrive souvent qu’ils utilisent les mots comme première offensive pour déclencher un conflit.
Alors, parlons avec un peu plus de conscience et tentons de peser le poids des mots avant de les servir sans savoir si ce que l’on dit blesse ou non.
Avez-vous déjà prononcé des mots qui ont marqué quelqu’un profondément ? Ou, à l’inverse, entendu une phrase qui vous accompagne encore aujourd’hui ?
Les mots sont-ils les armes les plus dangereuses jamais créées ?
On ne connait jamais vraiment ce que vit la personne à laquelle on s'adresse, sans non plus forcément avoir la volonté de nuire ni de casser l'échange, il est parfois préférable de s'abstenir ou s'informer un peu avant de sortir qqchose qui peut s'avérer interpellant pour l'interlocuteur.
Un simple « coucou » d’un ami peut me faire plus d’effet que de grandes envolées romantiques d’un inconnu. Surtout s’il est moche.
Une critique de ma connasse de mère me touche davantage que la même remarque venant de ma patronne. Alors qu’objectivement, ma patronne est aujourd’hui bien plus susceptible d’être dans le vrai que ma mère, que je ne vois que dix heures par an.
Les mots ne sont donc pas des armes en eux-mêmes. C’est l’importance qu’on accorde à la personne qui les prononce qui leur donne leur pouvoir. Et c’est parfois sacrément injuste.
L'importance des mots j'ai aussi envie de dire qu'a l'écrit peut être totalement différent qu'à l'oral.
Car quand tu passes par écrit, tu n'a pas l'intonation de la voix des gens.
@ Lisa : Pas faux du tout ! Mais même une arme dépend de qui la tient et de là où elle frappe… les mots, c’est un peu pareil ! +1 pour toi 🫣
@ Baroudeur : Tu es vraiment quelqu’un qui me touche particulièrement!
