Le saviez-vous ? La plasticité cérébrale dure toute notre vie !
On entend parfois qu’avec l’âge, notre cerveau devient moins capable d’apprendre, de changer ou de s’adapter.
Ce n’est pas tout à fait vrai.
Notre cerveau conserve, tout au long de la vie, une capacité assez extraordinaire : la plasticité cérébrale, aussi appelée neuroplasticité.
🧠 Mais qu’est-ce que la plasticité cérébrale ?
La plasticité cérébrale, c’est la capacité de notre cerveau à modifier son fonctionnement et son organisation en fonction de nos expériences, de nos apprentissages et de nos habitudes.
Lorsque nous apprenons quelque chose, certaines connexions entre nos neurones peuvent se renforcer, s’affaiblir ou se réorganiser.
Autrement dit : notre cerveau n’est pas figé !
Et cette capacité ne disparaît pas une fois l’enfance terminée.
Elle existe encore à 30, 50, 70 ans et au-delà, même si certaines formes de plasticité sont particulièrement importantes pendant l’enfance.
🎹 Prenons un exemple tout simple
Imaginez que demain, vous décidiez d’apprendre à jouer du piano.
Au début, c’est laborieux.
Votre main droite doit faire ceci, votre main gauche autre chose, il faut lire les notes, garder le rythme… et votre cerveau semble vous dire :
« Tu es certain qu’on avait besoin d’un nouveau problème dans notre vie ? » 😅
Puis vous recommencez.
Encore.
Et encore.
Progressivement, certains gestes deviennent plus faciles. Ils demandent moins d’effort conscient et deviennent peu à peu plus automatiques.
Votre cerveau s’est adapté à ce que vous lui demandiez.
C’est notamment cela, la plasticité cérébrale.
Et elle intervient dans énormément de domaines : apprendre une langue, développer une nouvelle compétence, modifier certaines habitudes, s’adapter à un nouvel environnement ou développer de nouvelles stratégies face à une difficulté.
🌱 Comment entretenir sa plasticité cérébrale ?
Pas besoin de faire des exercices cérébraux pendant trois heures par jour !
Une astuce toute simple consiste à :
👉 Introduire régulièrement de la nouveauté… avec un petit niveau de difficulté.
Par exemple :
- apprendre quelques mots dans une nouvelle langue ;
- tester une nouvelle recette ;
- apprendre un morceau de musique ;
- changer de trajet de temps en temps ;
- découvrir un nouveau jeu ;
- s’initier à une activité manuelle ;
- lire ou se former sur un sujet que l’on connaît peu.
L’objectif n’est pas simplement de « faire travailler son cerveau ».
Il s’agit surtout de l’obliger gentiment à sortir de ses automatismes, à apprendre et à s’adapter.
Et surtout : répétez !
Car la nouveauté stimule l’apprentissage, mais c’est aussi la répétition et la pratique qui permettent de consolider ce que nous apprenons.
🧠 Alors, trop vieux pour apprendre ?
Probablement pas !
Certaines capacités cognitives évoluent avec l’âge et nous ne disposons pas exactement de la même plasticité cérébrale à toutes les périodes de notre vie.
Mais un cerveau adulte reste un cerveau capable d’apprendre, de s’adapter et de se réorganiser.
Et c’est peut-être l’une des choses les plus intéressantes à retenir de la neuroplasticité :
> Chaque fois que nous apprenons, pratiquons et expérimentons, nous donnons à notre cerveau une occasion de changer. 🌱
https://www.liegeois-magazine.be/2023/04/27/cela-ouvre-le-champ-des-possibles-pour-le-bien-etre-et-lapprentissage-de-lenfant/
https://portaileduc.net/website/apprendre-avec-le-mind-mapping-de-loic-noel/
