🎥 CINÉ : Le Terminal
Je suppose que vous connaissez le film Le Terminal, de Steven Spielberg et avec Tom Hanks !
Pour ceux qui ne l’ont jamais vu, il s’agit d’un film sorti en 2004.
Le pitch : Viktor Navorski, un homme originaire d’un petit pays d’Europe de l’Est; atterrit à New York le jour où une crise politique éclate dans son pays. Du jour au lendemain, son passeport n’est plus reconnu et il se retrouve coincé dans l’aéroport international JFK, et surtout, dans l’impossibilité la plus stricte d’entrer sur le territoire américain ou même de rentrer chez lui.
Cette situation what-the-fuckquesque donne naissance à une aventure toute particulière puisque Viktor sera contraint de s’adapter à cette situation absurde en devenant résident permanent de l’aéroport. Avec sa gentillesse, son optimisme et sa détermination, il tisse des liens avec les employés de l’aéroport et transforme ce lieu de passage, où il sera contraint de vivre, en véritable espace de vie.
Tom Hanks incarne avec justesse le personnage de Viktor et le rend super attachant.
Au-delà de cette intrigue originale, le film parle aussi de solitude, d’espoir, d’amitié, et de persévérance.
On sent la patte de Spielberg derrière le soin apporté aux décors, avec ça et là quelques moments drôles, ou émouvants.
Pour la petite histoire, Le film est basé sur une histoire vraie et raconte l’histoire de Mehran Karimi Nasseri, qui est resté bloqué à l’aéroport Charles-de-Gaulle de Paris alors n’avait plus de papiers. Né en Iran en 1942, fils d’un médecin britannique et d’une mère iranienne, il avait été expulsé de son pays en raison de ses activités politiques alors qu’il était étudiant au début des années 1970. Il avait erré en Europe et notamment en Belgique, en Allemagne et aux Pays-Bas, sans jamais obtenir de statut de réfugié.
En août 1988, alors qu’il tentait de rejoindre Londres avec des documents qui lui avaient été volés à Paris, il s’est retrouvé bloqué au terminal 1 de Roissy. Sans papiers, il ne pouvait pas entrer en Angleterre ou repartir vers un autre pays, et encore moins passer la douane française ; il était techniquement nulle part. Il s’est alors installé sur un banc en plastique rouge du terminal 1, juste à côté du restaurant Paris Bye Bye... pour ne plus en bouger, littéralement.
Vous imaginez bien qu’en 18 ans, presque une génération, il a tout fait dans cet aéroport, se lavant dans les toilettes, mangeant des sandwichs offerts par les employés, vivant comme il a pu sur son banc, en tentant probablement chaque jour d’écrire aux ambassades pour retrouver une liberté qui a tellement tardé à venir. Il serait tombé malade plusieurs fois et a même du être hospitalisé, pour revenir à sa sortie, sur son banc.
L’aéroport a fini par lui assigner un numéro fictif de visiteur permanent pour lui permettre de s’y déplacer plus librement, et les agents de sécurité lui avaient même donné le surnom de Sir Alfred.
Un article de journal paru dans les années 1990 a attiré l’attention de Steven Spielberg qui en 2003 a acheté les droits de son histoire pour 250 000 dollars (dont Nasseri a donné le tout à des associations humanitaires) et en a fait Le Terminal, sorti en 2004.
Le film a fait bouger les choses puisque Nasseri a été libéré du terminal en 2006, grâce à un nouveau jeu de papiers fournis par les autorités françaises. Il reviendra d’ailleurs dans les lieux, où il mourra d’un arrêt cardiaque le 12 novembre 2022, dans ce même terminal où il avait passé une grande partie de sa vie. Il repose désormais au cimetière de Mauregard, sur le même territoire que le Terminal 1 de l’aéroport...
Bande annonce :
The Terminal de Steven Spielberg
Avec Tom Hanks, Catherine Zeta-Jones, Stanley Tucci
