🎥 CINÉ : Juste une illusion
Avec la carte UGC, parfois, on reçoit un mail nous invitant à voir un film "dont le titre est tenu secret" pour voter pour le label des Spectateurs. J’ai déjà vu plusieurs films comme ça, avec quelques excellentes surprises, dont "c’était mieux demain", "Bernadette" ou encore "illusions perdues". En règle générale, ce sont des films français qui sont plutôt bien, même s’il y en a (rarement) que j’ai beaucoup moins aimé.
C’est comme ça d’ailleurs que j’ai vu Juste une illusion.
Très sincèrement, sa bande annonce ne lui rend pas justice parce qu’il est beaucoup mieux que ça !
le pitch : Nous sommes en 1985. Vincent Dayan a 13 ans et vit avec sa famille en banlieue parisienne. Son plus gros problème est de devoir partager sa chambre son frère avec Arnaud qui lui mène la vie dure. Il s’aperçoit aussi que son père, qui quitte le domicile tous les matins à la même heure pour aller travailler, a en réalité perdu son job... et les relations de ce dernier avec sa mère ne s’arrangent pas, Vincent voit bien que la relation de ses parents se délite...
Ce film est donc la nouvelle comédie dramatique d Olivier Nakache et Éric Tolédano, qui nous avaient déjà donné l’excellent "Intouchables" et enchaînent décidément avec le succès !
On suit donc le quotidien de Vincent, fils de parents juifs originaires d’Afrique du Nord, une famille du genre doux-dingue et super attachante. Le père, Yves (Louis Garrel), est un cadre chômeur qui n’a dit à personne qu’il avait perdu son taf, et qui continue chaque matin à partir avec son attaché-case, comme si tout allait bien... et qui s’imagine que personne ne s’est rendu compte de la supercherie.
Son épouse Sandrine (Camille Cottin), ne veut plus être une simple secrétaire, elle souhaite reprendre des études et achète l’un des premiers ordinateurs livré dans un nombre impressionnant de cartons.
Leur fils aîné, Arnaud, est super fan du groupe "The Cure" dont il copie le look.
Vincent, lui, aime un tout autre genre de musique et tout ce qu’il souhaite c’est avoir sa chambre à lui. Il est en crush sur une fille de sa classe qui ne le calcule pas...
Même si l’histoire est donnée sur le ton de la comédie, dans le genre "tranche de vie", l’émotion reste tout de même super présente, allant jusqu’à parler des préoccupations des enfants, des avancées du féminisme, des problèmes du chômage...
Il paraît que les réalisateurs se sont inspirés de leurs souvenirs pour nous donner cette comédie plutôt sympathique.
La bande son est vraiment extra, sans parler des décors et des costumes qui, bien évidemment, sont une véritable Madeleine de Proust.
Très sincèrement, je ne sais pas si je serais allée le voir spontanément, mais ce film a été une excellente surprise.
Bande annonce :
Juste une illusion, d’Olivier Nakache et Éric Tolédano
Avec Simon Boublil, Camille Cottin, Louis Garrel, Alexis Rosenstiehl, Pierre Lottin et Jeanne Lamartine.
