🎥 CINÉ : Plus fort que moi (I swear)
Je viens de sortir du film "Plus fort que Moi" (I swear, en VO) et j’avoue que j’en suis assez retournée.
Le pitch : Dans les années 1980, John Davidson grandit avec le syndrome de Gilles de la Tourette, qui est à ce moment là une pathologie encore méconnue. Entre incompréhension, stigmatisation et détermination, son parcours d’abord semé d’embûches se transforme en combat pour être reconnu tel qu’il est, au-delà des préjugés.
On suit donc l’histoire de John Davidson, un garçon tout à fait normal, qui vit en Écosse. Il est un très bon gardien de but, au point qu’il pourrait être recruté prochainement.
Au début, tout se passe plutôt bien pour lui, jusqu’au jour où, en classe, alors qu’il est en train de lire, il sent son visage partir vers l’avant. Ce sont quelques tics d’abord, puis, petit à petit et avec le temps, il se met à sortir des phrases insultantes, pousser des petits cris et pire, il frappe les gens, sans même le vouloir ; c’est plus fort que lui.
D’ailleurs, le jour où un recruteur de renom vient le voir jouer, c’est la catastrophe, il est bourré de tics, et comme le matin même, il a insulté un professeur, ce dernier lui a donné des coups de fouet sur la main de sorte qu’il n’arrive à arrêter aucun but. Il échoue lamentablement et ne sera pas sélectionné.
On découvre comment la maladie s’installe, petit à petit et insidieusement, on observe son enfance, les moqueries de ses camarades, l’abandon de son père, qui préfère quitter la famille lorsque la maladie est arrivée, laissant la mère se démerder seule avec les enfants.
Dès qu’il est nerveux, John a une fâcheuse tendance à dire ce qu’il ne faut surtout pas dire... en criant fort, bien évidemment, histoire de bien gêner tout le monde, lui le premier !
Le temps passe, puis un jour, alors qu’il est jeune adulte, il rencontre un de ses potes d’enfance dans un supermarché.
Ils vont se balader un peu pour se retrouver, puis John se trouve invité de force à manger le soir chez son pote, avec la famille de ce dernier.
Sa mère, Dottie, est atteinte d’un cancer du foie. Évidemment, la rencontre avec elle se fait avec des tics de stress pour John ("tu vas mourir d’un cancer, Dottie") Elle est également infirmière en psychiatrie, ce qui fait qu’elle ne s’émeut pas de ses tics et insultes incessantes, bien au contraire.
Elle l’invite à rester avec eux...
Très sincèrement, même si le film met du temps à se mettre en place, il vaut le détour !
On suit donc les difficultés que peut rencontrer John face à cette pathologie qui franchement doit être difficile à supporter, tant pour son entourage que pour lui-même, et même si certaines scènes étaient drôles et très bien amenées, on ne peut pas s’empêcher d’éprouver énormément d’empathie pour lui.
Le réalisateur a réussi le pari risqué de rendre irrésistible John et ses imprévisibles, mais surtout embarrassants tics incontrôlés, rendant le film super attachant, et franchement c’est un tour de force.
Je ne sais pas dans quelle mesure quelles situations étaient véridiques étant précisé que le film est tiré d’une histoire vraie, mais ce gamin a tout de même réussi à s’en sortir alors qu’il s’est trouvé dans des situations très graves, avec une pathologie tout de même assez handicapante socialement.
Les acteurs étaient tous super convaincants et très attachants et sincèrement je ne serais pas étonnée que l’acteur principal soit récompensé l’année prochaine aux BAFTA (les césars/oscars britanniques).
Il y a quelques têtes connues, Robert Aramayo (John) qui a notamment joué Elrond dans Les Anneaux de Pouvoir, ou Shirley Henderson, qui joue la mère de John qui avait le rôle de Mimi Geignarde dans Harry Potter, ou encore Steven Cree (Outlander) et David Carlyle (It’s a sin)
La bande originale du film, bien sûr, ne gâchait rien, puisqu’on retrouve de la britpop de ces dernières décennies.
J’ai vu le film en vostfr, mais je suis sûre que la version française doit être pas mal également.
Un gros coup de cœur !
bande annonce
De Kirk Jones (II) Avec Robert Aramayo, Shirley Henderson, Maxine Peake Titre original I Swear
