🎥 CINÉ : Les rayons et les ombres
J’ai vu tout récemment le film "les rayons et les ombres" de Xavier Giannoli, dont j’avais déjà adoré Illusions Perdue, basé sur l’histoire vraie de Corinne Luchaire et Jean Luchaire.
le pitch : Pendant la Deuxième Guerre mondiale, l’histoire vraie de Jean et Corinne Luchaire, un père et sa fille pris dans l’engrenage de la collaboration.
On suit tout d’abord l’histoire de cette ancienne actrice, Corinne Luchaire, qui se fait agresser en 1948 alors qu’elle se trouve dans un square avec sa fille. À la suite de cette agression, elle raconte à l’aide d’un magnétophone l’histoire de sa famille et de ce qui lui est arrivé durant la Seconde Guerre Mondiale.
On apprend que son père était le journaliste Jean Luchaire, qui avait œuvré dans les années 20 pour l’amitié franco-allemande avec son ami, Otto Abetz. Ils n’avaient aucune attirance particulière pour le nazisme, à l’époque, et ont même invité des représentants de la LICA (qui s’appelle aujourd’hui, LICRA).
Mais lors des élections de 1933, l’arrivée au pouvoir des Nazis change la donne.
Otto Abetz se voit expulser de France en 1937, pour réapparaitre un peu plus tard comme ambassadeur d’Allemagne à Paris (alors que le gouvernement français se trouve à Vichy avec toutes les conséquences que vous pouvez imaginer) : il sera chargé d’entamer une politique de collaboration entre le Troisième Reich et la France vaincue.
Le journaliste Jean Luchaire fonde alors un journal, Les Nouveaux Temps, qui vise surtout à soutenir la politique d’Abetz.
En parallèle, Corinne Luchaire, qui était actrice avant la guerre, tente de se faire une place dans la France occupée.
Mais Corinne, qui souffre de la même maladie génétique que son père, tombe gravement malade...
Je n’en dis pas plus !
Le film est construit comme une série de flashbacks à partir de la situation de Corinne après la guerre, qui enregistre son histoire dans un magnétophone, en voix off.
On suit donc tout le cheminement qui a amené le père et la fille à collaborer avec l’ennemi.
Il n’est plus question de sur qui rejeter la faute, le film se contente simplement d’expliquer pourquoi, et de montrer comment.
Les décors étaient vraiment convaincants, ainsi que les costumes, et j’ai beaucoup aimé le jeu des acteurs
Je sais bien que beaucoup d’entre vous n’aiment pas Jean Dujardin (voire même les films français, tout court), mais j’espère bien que cela ne va pas vous arrêter !
August Diehl, dans le rôle d’Abetz, m’a vraiment convaincue, et j’ai aussi beaucoup Nastya Golubeva qui a joué une Corinne très émouvante.
Malgré le thème compliqué (on parle tout de même de Collabos pour lesquels on se surprend à éprouver énormément d’empathie !) le film était vraiment chouette et s’il y avait quelques longueurs ici ou là , on ne sentait pas trop les 3h15 du film qui finalement est vite passé !
Très sincèrement, Xavier Giannoli qui m’avait déjà éblouie avec Illusions Perdues donne ici un film sublime, même si le sujet reste compliqué.
Une belle découverte !
De Xavier Giannoli
Avec Jean Dujardin, Nastya Golubeva, August Diehl, André Marcon , Olivier Chantreau, Anna Próchniak, Elina Löwensohn, Chloé Astor, Lucille Vignolles, Valeriu Andriuta, Philippe Torreton, Vincent Colombe
