🎥 CINÉ : Blues brothers
Vous connaissez tous au moins de nom les Blues Brothers, voire même une ou deux chansons. Mais entre sa "mission pour le Seigneur", les lunettes noires et chaos automobile, voilà pourquoi The Blues Brothers reste l’un des films les plus cool de tous les temps.
D’ailleurs, est-il vraiment un film à proprement parler ? Car en général, on regarde un film, on plonge dedans où on ne réfléchit pas en le regardant ; mais celui-là est tellement particulier qu’on le subit, un peu comme un accident de voiture, de par son côté tornade musicale, scènes chaotiques ou what-the-fuckesques et déclaration d’amour éternel au blues.
Dès les premières minutes, le ton est donné dans ce pitch improbable : Un homme sort de prison, récupère son chapeau, ses lunettes noires, et son frère. Ils ont pour objectif de sauver l’orphelinat dans lequel ils ont grandi en déficit financier. Le problème, c’est leur méthode : ils n’en ont absolument aucune, et n’ont d’ailleurs même pas l’ombre d’une idée. En revanche, ils ont beaucoup de culot et n’ont pas peur de commettre quelques infractions au code pénal.
Ces deux apôtres du groove, Jake Blues et Elwood Blues (incarnés par John Belushi et Dan Aykroyd) avancent dans le film avec la détermination de prophètes et la subtilité de bulldozers. Leur phrase fétiche, « nous sommes en mission pour Dieu » — devient rapidement l’excuse la plus absurde jamais utilisée pour justifier des poursuites automobiles impliquant la moitié des forces de police.
Et parlons-en, des poursuites ! Si vous avez déjà trouvé qu’une course-poursuite était un peu longue, ce film va recalibrer votre perception de la réalité, car on y voit des dizaines de voitures de police qui s’empilent, explosent ou chutent du ciel avec la grâce d’un piano jeté par la fenêtre. La ville de Chicago devient un gigantesque terrain de jeu où le bon sens est officiellement déclaré disparu.
Mais réduire ce film à ses cascades improbables serait un crime culturel, car sous couvert de la comédie, The Blues Brothers, c’est surtout un concert géant. Quand Aretha Franklin transforme un simple restaurant en cathédrale soul, ou quand James Brown électrifie une église entière, le film cesse d’être une comédie pour devenir une expérience quasi religieuse. On ne regarde plus, on ressent, et c’est tout bonnement jouissifs..
Aux commandes de ce délire parfaitement orchestré, le réalisateur John Landis (Twilight Zone, le Flic de Beverly hills, le loup-garou de Londres) réussit un pari qui était assez risqué : rendre le chaos élégant. Chaque explosion est une note, chaque poursuite, un solo, et chaque gag, un coup de cymbale.
Ce film est devenu culte, certes, mais ce qui le rend immortel, ce n’est pas seulement son humour capillotracté, c’est surtout son attitude décontractée et résolument bluesy. Jake et Elwood sont pauvres, recherchés, poursuivis, et sont les mecs les plus inconscients du monde, mais ils avancent quand même, costume impeccable, cravate serrée, et foi intacte.
Ce film rappelle que le style est une arme, la musique est un refuge, et parfois, la meilleure façon de résoudre un problème… est de conduire plus vite.
Alors oui, ce film est absurde, excessif et bruyant, mais c’est précisément pour ça qu’il est indispensable et cultissime.
Quelques anecdotes !
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La phrase « The svastika is calling you » (« La svastika vous appelle »), dans la version originale du film qui est hurlée au mégaphone par le personnage du chef du parti nazi de l’Illinois (interprété par Henry Gibson) lors de la scène du pont, a été utilisée en 1989 par le groupe de thrash metal américain Nuclear Assault à la fin de leur chanson Torture Tactics (sur l’album Handle With Care), pour constituer une caricature du nazisme.
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Le 19 juin 2010, le Vatican reconnaît la dimension catholique de la mission de Jake et Elwood Blues, rien que ça !
- Le film détient le record mondial des carambolages de voitures, pour avoir embouti 13 Bluesmobiles et de 30 à 60 voitures de police détruites durant le tournage. Jusqu’à la sortie de G.I. Joe en 2009, The Blues Brothers détenait le record du plus grand nombre de véhicules détruits (parodiant la course poursuite du film French Connection) et de destructions diverses (dont un centre commercial désaffecté, reprenant du service à l’occasion du tournage)
Bande annonce :
Les Blues Brothers, de John Landis
Avec John Belushi, Dan Aykroyd, James Brown, Cab Calloway, Ray Charles, Aretha Franklin

Les performances de danse de Belushi et Aykroyd sont d'un autre monde.
Un film qui donne le sourire, qui donne envie de bouger et tiens! je vais le mater ce soir :)
Merci Spacekate ♥
