Bobine : Mannequin
Personne n’aurait pensé que ce film allait devenir culte ! Il était plutôt une petite bluette, à petit budget, sorti comme pour meubler, voué à devenir un téléfilm du dimanche.
Présentation d’un film de mon enfance !
Le pitch : Jonathan, un artiste un peu dans la lune met en scène des vitrines de magasin, et découvre qu’un des mannequins prend vie. Évidemment, ils tombent amoureux...
Sorti en 1987 et réalisé par Michael Gottlieb, Mannequin est l’un de ces films typiquement ancrés dans l’esthétique des années 80, de par ses couleurs vives, sa musique pop entraînante et romance légère.
À l’époque, le film n’avait rien d’un pari évident, au contraire, il était plutôt bateau : une histoire d’amour entre un jeune homme et un mannequin de vitrine, c’était plutôt chelou comme thème ! Si sur le papier, l’idée est vraiment farfelue, à l’écran, elle a plutôt bien fonctionné.
On suit donc Jonathan Switcher (un nom prédestiné) interprété par Andrew McCarthy, un artiste un peu rêveur qui peine à trouver sa place dans le monde du travail. Après une série d’échecs professionnels, il décroche un poste dans un grand magasin de Philadelphie. C’est là qu’il découvre Emmy (Kim Cattrall), un mannequin qui prend vie… mais uniquement en sa présence !
Peu à peu, une relation se noue entre eux, aussi improbable que sincère.
Le film joue à fond la carte du conte moderne, à la manière de Pretty Woman (sorti d’ailleurs à la même époque).
Emmy, qui affirme avoir vécu à différentes époques de l’Histoire, apporte une touche de fantaisie assumée, et Jonathan, lui, incarne le romantique un peu maladroit mais déterminé.
Étrangement, ce duo improbable fonctionne grâce à leur alchimie, portée par l’énergie et le charme de Kim Cattrall, bien avant son rôle dans Sex and the City.
Mais Mannequin ne se limite pas à son histoire d’amour, on décrypte aussi les codes du monde de la mode et des grands magasins, en y ajoutant une dose de rivalité commerciale et de personnages hauts en couleur.
Impossible de ne pas mentionner Hollywood Montrose (Meshach Taylor), collègue flamboyant et véritable moteur comique du film, dont l’humour et les répliques font mouche.
La bande originale du film ajoute un vrai plus, notamment avec Nothing’s Gonna Stop Us Now, qui est devenu indissociable du film tant la chanson y est omniprésente.
Les décors sont plutôt bien trouvés, colorés et accrocheurs, assez typiques des années 80.
Certes, Mannequin n’est pas super réaliste, les situations sont plutôt exagérées, le scénario simple et assez bateau, mais c’est précisément ce qui fait son charme.
Le film assume son côté conte de fées urbain et offre une parenthèse légère, où l’amour triomphe des conventions et des obstacles.
Si vous aimez les histoires improbables, les ambiances rétro et les romances sans cynisme, c’est un film pour vous !
bande annonce :
de Michael Gottlieb, 1987
Avec Andrew McCarthy, Kim Cattrall, Meshach Taylor, James Spader, G. W. Bailey et Estelle Getty.
J’adore la bande-annonce
