📺 SÉRIE : Pose

Un article de Fantomas-2
Publié le 18/06/2026
Dans la section #CinéSéries
Article public d'intéret général
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Avez vous déjà entendu parler de la série Pose ?

Je vais tenter de vous en dire un peu plus, même si, je vous l’avoue, j’ai eu du mal à rédiger cet article tellement il me semblait compliqué d’écrire sur Pose ! C’était difficile, je ne savais pas comment parler d’une série qui fait un peu plus que raconter une histoire, dans le sens où elle ouvre une porte, qu’une fois franchie on en sort totalement différent.

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Le pitch : dans le New York de l’année 1987, on suit la vie de plusieurs personnages issus de cultures et mondes différents, sur la scène Underground et Queer, qui vivent dans "des houses" sous la protection "d’une mother", qui prend soin d’eux et leur assure le gîte et le couvert. Ils participent souvent à des espèces de bals où ils prennent la pose et gagnent des prix.

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Parmi les nombreux personnages, on suit notamment Blanca Rodriguez, une femme trans et membre de la maison Abondance, qui est dirigée par la très froide et super exigeante Elektra, et qui est surtout considérée comme la maison imbattable lors des bals. Blanca en a sa claque et souhaite s’émanciper, quitter la férule d’Elektra mais surtout, ouvrir sa propre maison pour pouvoir concourir lors des bals. Elle crée donc la maison Evangelista.

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Son premier protégé sera Damon Richards, un jeune homo qui a été jeté dehors par ses parents quand ils ont découvert qu’il était gay. Elle devient donc sa mother et fera tout pour lui, allant jusqu’à réaliser son rêve de devenir danseur professionnel en l’aidant à entrer dans l’une des meilleures écoles de New York.

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Les bals auxquels on assiste sont plutôt des défilés, qui franchement sont assez impressionnants. Ils explosent de couleurs, de musique et d’énergie ; les corps défilent, se mettent en scène, revendiquent une beauté longtemps refusée, tous dans des costumes plus fous les uns que les autres.

On pourrait croire à un simple spectacle flamboyant et excessif, mais non ! Derrière le strass et les catégories de voguing se cache une chronique pleine de failles et de contradictions, qui nous montre leur humanité dans toute sa splendeur, avec les petites combines et tragédies qui vont avec.

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On y voit des femmes trans, des hommes gays, souvent racisés, qui s’inventent des familles parce que la leur les a rejetés, accueillis par une nouvelle mère, dans une nouvelle maison en réponse à l’exclusion, et il y réapprennent à marcher, à aimer, à vivre et non plus à survivre, mais surtout à être vu. À prendre la pose.

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La grande force de la série, c’est le regard qu’elle nous amène à porter sur un peu tout. Au-delà des jugements, elle ne fait que montrer, sans prendre de haut ou transformer les personnages en symboles abstraits, mais on voit surtout la dureté du quotidien (la précarité, le sida, la violence institutionnelle) mais pourtant, les personnages ne sont pas réduits à leur souffrance ou à leur chemin de croix, ils vivent, ils aiment, se trompent, rient, sont parfois insupportables ou agaçants, souvent magnifiques ; mais surtout, ils existent pleinement.

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Le casting y est pour beaucoup et est franchement bien choisi. La présence d’acteurs et d’actrices trans dans des rôles trans n’est pas qu’un geste politique, bien au contraire, il donne à la série justesse et cohérence. Chaque regard, chaque silence, chaque colère semble vécu plutôt que joué, comme si on sentait une vérité qui dépasse le scénario.

J’aime tout particulièrement Indya Moore qui explose dans le rôle d’Angel, et je suis ravie de retrouver Evan Peters qui se retrouve dans quasiment toutes les productions de Ryan Murphy.

Pose n’est pas parfaite, il y a des moments où elle est un poil trop démonstrative, trop dans l’émotion et souvent même dans la caricature, voire limite dans le pathos, et pourtant, j’ai adoré !

Même s’il y a un côté assez mélodramatique, d’un autre côté c’est justement ce côté excessif qui la rend si intense.

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Par bien des côtés elle m’a fait penser à "It’s a Sin", et a réussi le pari audacieux et risqué de faire une œuvre de mémoire sans devenir poussiéreuse, militante sans être sèche, émouvante sans être manipulatrice, célébrant une culture trop longtemps marginalisée, tout en rappelant ce qu’elle a coûté à celles et ceux qui l’ont portée.

Si vous voulez découvrir une époque, une scène underground, ou écouter des voix trop longtemps étouffées, et leur laisser enfin la place qu’elles méritent et prendre la pose, cette série est pour vous !

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À découvrir d’urgence sur Disney +

bande annonce

Créée par Ryan Murphy, Brad Falchuk, Steven Canals

Avec MJ Rodriguez, Dominique Jackson, Indya Moore

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