đ± Le "like" vaste dĂ©bat ?
NB : câest avant tout une rĂ©flexion...
Ă lâĂšre des rĂ©seaux sociaux, la photographie nâest plus seulement une image que lâon regarde : câest un contenu que lâon scrolle.
Une photo chasse lâautre, une information en remplace une autre, et tout va trĂšs vite.
On peut aujourdâhui atteindre entre 0 et 500 vues (des fois beaucoup plus) sur une publication Instagram ou Facebook⊠pour Ă peine 20 ou 30 likes, parfois moins. (je parle de chiffre me concernant).
Ce décalage interroge.
Le temps de regarder a-t-il disparu ?
La question nâest peut-ĂȘtre pas de savoir si les gens aiment encore les photos, mais comment ils les consomment.
Le scroll est devenu un réflexe. On regarde sans vraiment regarder.
On apprécie sans forcément interagir. Le like, autrefois spontané, semble parfois devenu optionnel.
Est-ce par lassitude ?
Par oubli ?
Par habitude de consommer sans sâarrĂȘter ?
Beaucoup le reconnaissent :
âJâai vu tes photos, elles sont top.â
Et pourtant⊠aucun like, aucun commentaire visible.
LâapprĂ©ciation existe, mais elle ne se matĂ©rialise plus forcĂ©ment
Le like comme indicateur biaisé
Le problĂšme, câest que les plateformes ont fait du like un indice de valeur. Plus il y en a, plus lâimage est mise en avant. Moins il y en a, plus elle disparaĂźt.
Peu Ă peu, une pression sâinstalle, parfois inconsciemment :
đ Est-ce que cette photo va plaire ?
đ Est-ce quâelle est âinstagrammableâ ?
đ Est-ce que ça vaut la peine de la publier ?
Et lĂ , le risque apparaĂźt :
adapter son regard non plus Ă ce que lâon veut montrer, mais Ă ce qui est susceptible de fonctionner.
CrĂ©er pour ĂȘtre vu⊠ou pour crĂ©er ?
La recherche du like peut alors devenir un filtre invisible :
on répÚte ce qui marche,
on évite ce qui dérange,
on hésite à publier des images plus personnelles, plus lentes, moins immédiatement lisibles.
Ce nâest pas forcĂ©ment volontaire. Mais Ă force, la crĂ©ativitĂ© peut sâen trouver lissĂ©e, normalisĂ©e, calibrĂ©e.
Pourtant, beaucoup de photographes continuent de crĂ©er avant tout pour eux, pour le plaisir, pour le regard, pour lâexpĂ©rience. Les retours, quand ils existent, sont un bonus pas un moteur.
Faut-il inciter Ă liker et commenter ?
La question revient souvent :
đ Que faut-il faire pour inciter les gens Ă liker ou commenter davantage ?
Demander explicitement ?
Poser une question sous la photo ?
Raconter plus lâhistoire derriĂšre lâimage ?
Publier moins mais mieux ?
Peut-ĂȘtre.
Mais peut-ĂȘtre aussi que le problĂšme nâest pas lâengagement des autres⊠mais lâimportance quâon lui accorde.
Car un like ne dit pas tout.
Et son absence ne signifie pas forcĂ©ment lâindiffĂ©rence.
Et si on ralentissait ?
Dans un monde oĂč tout va vite, crĂ©er reste peut-ĂȘtre un acte de rĂ©sistance. Publier une photo qui ne cherche pas Ă sĂ©duire immĂ©diatement. Accepter quâelle touche peu de monde, mais profondĂ©ment.
La vraie question nâest peut-ĂȘtre pas :
le like tue-t-il la créativité ?
Mais plutĂŽt :
đ laissons-nous le like dĂ©cider de ce que nous crĂ©ons ?
Regardez-vous vraiment les photos sur les rĂ©seaux ou scrollez-vous sans vous arrĂȘter ?
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Likez-vous moins quâavant ? Pourquoi ?
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Le nombre de likes influence-t-il votre motivation Ă publier ?
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Avez-vous dĂ©jĂ renoncĂ© Ă poster une photo par peur quâelle âne fonctionne pasâ ?
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Comment donner envie de commenter sans mendier lâattention ?
đž Et vous : crĂ©ez-vous pour ĂȘtre vus⊠ou pour voir autrement ?
Ma motivation, ce n'est que le partage.
AprĂšs je peux comprendre que les gens ne le fassent pas...
Comme le dit Gulliver, c'est avant tout pour moi, ces photographies. Je les regroupe dans cet espace qui n'a aucune vocation (devenir influenceuse instagrameuse, NO WAY). J'ai perdu pas mal de followers depuis que je ne poste plus de photo de ma personne et que j'ai pris les dispositions prĂ©-citĂ©es, mais je le vis trĂšs bien đ
