Hokusai Peindre le monde flottant… et ce qui le dépasse
Katsushika Hokusai n’a pas peint pour la postérité. Il a peint parce qu’il ne savait pas faire autre chose. Dessiner, observer, répéter, recommencer. À force, il a fini par produire certaines des images les plus reconnaissables de l’histoire de l’art — sans jamais cesser de se considérer comme un apprenti.
Œuvres à voir
La Grande Vague de Kanagawa — vers 1831
Probablement l’image japonaise la plus célèbre au monde. Une vague immense, presque monstrueuse, prête à engloutir des embarcations minuscules, avec le mont Fuji en arrière-plan.

Le Fuji rouge (Vent clair, matin clair) — vers 1831
Une vision presque abstraite du mont Fuji, baigné de rouge sous une lumière matinale. Minimalisme, puissance, silence.

Pluie soudaine sur le pont Ōhashi à Atake — vers 1831
Scène urbaine saisie dans un instant précis : pluie battante, silhouettes pressées, diagonales dynamiques.

Le rêve de la femme du pêcheur — 1814
Estampe érotique célèbre, dérangeante, souvent censurée ou édulcorée dans les présentations classiques. Elle rappelle que Hokusai ne se limitait pas au paysage.
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Qui est Hokusai ?
Katsushika Hokusai (1760–1849) est un artiste japonais de l’époque d’Edo. Graveur, dessinateur, peintre, il a produit des milliers d’images au cours de sa vie, changeant de nom plus de trente fois — signe d’une quête permanente de renouveau.
Il appartient au mouvement ukiyo-e, littéralement « images du monde flottant » : scènes de la vie quotidienne, acteurs de kabuki, courtisanes, paysages, mythologie.
Les Trente-six vues du mont Fuji
La série qui a assuré sa renommée mondiale. Le mont Fuji y apparaît comme un point fixe autour duquel tout change : saisons, météo, activités humaines, échelles. Hokusai y joue avec la perspective, parfois inspirée de l’Occident, tout en restant profondément japonais dans le regard.
Pourquoi Hokusai compte encore
Parce qu’il a influencé l’art occidental sans jamais le chercher : Monet, Van Gogh, Debussy s’en inspireront. Parce qu’il a montré que le paysage pouvait être dramatique, instable, presque narratif. Et parce qu’à plus de 70 ans, il écrivait encore qu’il n’avait « rien compris à l’art » — mais que peut-être, à 90 ans, il commencerait à faire quelque chose de juste.
Hokusai n’est pas un maître figé. C’est un travailleur obsessionnel, un regard en mouvement.
👉 Et vous ? Quand vous regardez Hokusai, voyez-vous surtout une image iconique… ou un monde fragile, toujours au bord de disparaître ?
https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=298826.html
J'adore en tout cas ^^

