đŒïž Portrait : le parrain, une scĂšne mythique
Vous souvenez-vous de la scĂšne dâouverture du Parrain ? On y voit Marlon Brando avec un chat.
On aurait pu croire quâil sâagissait dâun chat bien dressĂ©, voire mĂȘme du propre chat de lâacteur tellement il semble lâapprĂ©cier. Et pourtant, nous nây sommes pas du tout puisquâil paraĂźt que la prĂ©sence du fĂ©lon fĂ©lin nâĂ©tait pas prĂ©vue ; au contraire, câĂ©tait plutĂŽt un trĂšs heureux accident, puisque le chat se promenait sur le plateau et a, le plus naturellement du monde, Ă©lu domicile sur les genoux de lâacteur.
LâĂ©quipe a bien songĂ© Ă le chasser, mais Marlon Brando les aurait arrĂȘtĂ©s dâun geste. Plus tard, il admettra avoir eu peur que le chat ne lui vole la vedette... et quelque part, câest ce qui sâest passĂ© tant notre regard reste sur lui, mĂȘme ses ronronnements sont audibles. Dâailleurs, le perchman aurait un peu rĂąlĂ©, mais Coppola a continuĂ© de filmer.
La scĂšne est dâailleurs paradoxale : on sent la douceur de Don Corleone (Ă lâĂ©gard du chat), alors que ses paroles sont tout au contraire menaçantes, le rendant dâautant plus dangereux, de par cette tendresse cohabitant avec sa brutalitĂ©.
Plus tard, au montage, Coppola ne regretta pas du tout dâavoir laissĂ© le chat, rendant cette scĂšne unique, presque mythique !
En vérité Coppola voulait rendre hommage au docteur MAD de l'inspecteur Gadget !
Bref, le cinĂ©ma dâauteur rencontre le dessin animĂ© du samedi matin, et soudain tout sâexplique đđââŹ
Encore une fois merci Spacekate ^^
