đ„ CINĂ : Coco - SpĂ©cial Halloween đ
Jâai longuement hĂ©sitĂ© sur le film Ă vous prĂ©senter : il y avait lâexcellent Beetlejuice, Sleepy Hollow, les SorciĂšres dâHalloween MalĂ©fique, la Famille Addams, les sorciĂšres dâEastwick qui collaient bien au thĂšme... et tellement dâautres !
Jâai mis de cĂŽtĂ© "les Noces FunĂšbres" et surtout Jack Skellington (que jâadore mais qui sont vus et revus) pour vous parler finalement de Coco, qui a Ă©tĂ© un gros coup de cĆur.
Coco est certes plus rĂ©cent, pour ĂȘtre sorti en 2017 sous la banniĂšre Disney-Pixar, mais il sâest Ă mon sens rapidement imposĂ© comme lâun des films dâanimation les plus Ă©mouvants de ces derniĂšres annĂ©es.
DerriĂšre ses couleurs chatoyantes et ses chansons entĂȘtantes, le film signĂ© Lee Unkrich et Adrian Molina touche Ă lâuniversel : le lien entre les vivants et les morts, la fragilitĂ© de la mĂ©moire, et lâimportance des racines familiales : câest lâhistoire de la mĂ©moire en mis en musique.
Le pitch : Miguel est jeune garçon mexicain qui rĂȘve de devenir musicien, comme son idole Ernesto de la Cruz. Sa famille sâoppose farouchement Ă ce quâil poursuive dans cette voie, mais le pire, câest quâon ne sait pas du tout pourquoi, les raisons de cette opposition sont obscures, on nâen parle jamais.
Un soir du DĂa de los Muertos, alors quâil se rendait sur la tombe de son idole, Miguel bascule dans le Monde des AncĂȘtres : un territoire fantastique, peuplĂ© dâesprits lumineux et de ponts de pĂ©tales orangĂ©s, qui nâest pas seulement une prouesse visuelle mais devient une mĂ©taphore du souvenir.
LĂ , Miguel dĂ©couvre que les morts ne survivent quâaussi longtemps quâils sont Ă©voquĂ©s par les vivants.
Si Pixar a toujours excellĂ© dans lâart de parler aux petits comme aux grands, Coco franchit un cap en tissant un rĂ©cit profondĂ©ment enracinĂ© dans la culture mexicaine, sans jamais tomber dans le clichĂ© ni dans le pathos.
La musique est omniprĂ©sente, telle un langage intime et un vecteur de rĂ©conciliation et de comprĂ©hension. La chanson "Ne mâoublie pas" ("Remember Me" en VO) â quâon entendra tour Ă tour comme un air de cabaret, une berceuse, puis une priĂšre de transmission â incarne parfaitement cette puissance Ă©motionnelle.
LâesthĂ©tique est un autre enchantement : des dĂ©cors saturĂ©s de couleurs, des costumes minutieusement travaillĂ©s, et une animation des personnages squelettiques Ă la fois drĂŽle et Ă©mouvante. Chaque plan semble avoir Ă©tĂ© peint Ă la main, chaque note rĂ©sonne comme un battement de cĆur.
Mais au-delĂ du spectacle, le film touche par sa sincĂ©ritĂ© et rappelle que la famille nâest pas seulement une contrainte ou une tradition pesante, mais une mĂ©moire collective qui nous soutient. Dans une Ă©poque oĂč tout sâaccĂ©lĂšre, il invite Ă prendre le temps de se souvenir, de chanter, et de transmettre.
Coco est bien plus quâun film dâanimation destinĂ© aux petits, ou au grands, câest une cĂ©lĂ©bration de la vie Ă travers la mort, une ode Ă la musique comme fil invisible entre les gĂ©nĂ©rations, le temps et lâhĂ©ritage ; un conte qui rĂ©sonne encore longtemps aprĂšs la sortie de la salle obscure.
Ă redĂ©couvrir dâurgence !
bande annonce
Réalisateurs : Adrian Molina, Lee Unkrich
Je peux le voir 5 fois d'affilĂ©es, je pleurerai les 5 fois đ„°đ„ș
