Underground : Le château d'Hérouville, quand les murs ont plus de tubes que votre playlist
Si les vieilles pierres pouvaient parler, celles du château d’Hérouville se mettraient sûrement à chanter. Littéralement. Situé dans le Val-d’Oise, ce manoir à l’allure classique a longtemps fait office de Airbnb de luxe pour rockstars, bien avant que le concept existe.
Construit au XVIIIᵉ siècle, le château a d’abord connu la vie calme et aristocratique habituelle : quelques marquis, des parties de chasse, et probablement des tapisseries qui grattaient un peu. Mais c’est dans les années 1970 qu’il s’est transformé en studio d’enregistrement mythique. Là, des musiciens de légende ont décidé que, quitte à galérer à trouver l’inspiration, autant le faire dans un château avec des moulures au plafond et un jardin à la française.
David Bowie y a posé ses valises, Elton John y a composé des tubes, Pink Floyd y a laissé résonner des guitares planantes, et même Iggy Pop y a hurlé ses tripes dans les couloirs. Bref, la crème de la crème… et parfois la crème un peu tournée. On raconte que certains artistes sont repartis avec plus de souvenirs brumeux que de morceaux terminés — mais après tout, ça fait partie du charme.
Le château a ainsi gagné le surnom de "Château d’Hérouville Studio", une sorte de croisement improbable entre Versailles et Abbey Road. Sauf qu’ici, les fantômes ne portent pas de perruques poudrées : ils ont des pantalons pattes d’éléphant et des lunettes fumées.
Aujourd’hui, le lieu a retrouvé son élégance tranquille, mais il garde ce parfum de légende : on a l’impression qu’en ouvrant une porte, on pourrait tomber sur Elton John en peignoir, en train de chercher le piano.
