Conflit de voisinage, de servir de la mauvaise foi de son adversaire pour soi
Avant de lire cet article, je vous propose une petite intro vidéo
Voici mon histoire, avec ma voisine.
Quand j’ai emménagé dans ma maison, il y a presque trente ans, existait un petit portique dans un passage entre ma maison et celle de ma voisine. Sur recommandation d’un ami policier, je l’ai retiré pour en mettre une porte pleine afin d’éviter des tentatives de cambriolage. Ma voisine a donné son accord oral pour le remplacement. Quelques jours après la pose, elle s’y oppose en argumentant faire du « quasi-nudisme » dans son jardin. La porte se trouve bien loin de son jardin qui se trouve derrière sa maison.
Quelques années après, je monte une pergola, elle s’y oppose, bien que cela soit sur mon terrain, en argumentant qu’elle ne verra plus le ciel, comme si ma maison touchait la sienne et faisait déjà de l’ombre. Heureusement, la déclaration avait été faite en mairie.
Il y a bien cinq ans, nous parlons ensemble de monter une clôture entre les deux jardins. Il faut dire qu’en face de chez moi, les jardins se touchent, et les voisins, juste en face de chez moi, avec qui j’ai vue sur leur jardin, font la bringue en buvant, s’insultant quand ils ont un verre dans le nez, ils mettent la musique comme s’ils étaient en discothèque jusqu’à plus d’heure. Ma « voisine idéale » (pour reprendre Netflix), attend avant de se décider. Aussi, je monte ma clôture (déclaration toujours faite en mairie) en prenant soin des limites cadastrales.
Elle décide de monter la sienne et je suis d’accord pour que les ouvriers passent dans mon jardin. Ils dégueulassent ma pelouse. Alors qu’elle m’avait indiqué, sans me dire vraiment ce que ce serait, faire un petit trou pour que les chats passent d’un jardin à l’autre, je découvre le soir en rentrant de travail qu’elle a fait poser une porte, dont elle a la clé, donnant directement dans mon jardin. Nous en discutons et elle me promet que dans cinq ans, elle remettra elle la retirera. Elle avait fait la déclaration en mairie sans signaler cette porte.
Cinq se passe, rien n’est fait, elle fait des devis pour d’autres travaux. Alors que j’ai ouvert la porte entre les deux maisons pour jardiner, elle arrive en furie en disant que ma porte fait du bruit, la réveille en sursaut et risque la crise cardiaque. Je lui rappelle sa porte donnant de son jardin à mon jardin et que si cela ne va pas, j’appellerai un conciliateur de justice.
Je me renseigne en mairie, ma porte entre les deux jardins a plus de trente ans et elle ne me plus m’attaquer pour cela. Par contre, elle a cinq ans de plus pour remettre sa porte de jardin, plus un an si elle ne l’a pas fait, plus un an encore. Bref, le temps d’un mandat électoral. Elle n’a pas fait une fausse déclaration, mais une déclaration non conforme. L’agent administratif, sait bien jouer sur les mots.
Quelques semaines après, je reçois un courrier du conciliateur de justice, mandaté par le tribunal, me demandant une confrontation. Je prends congé et lui demande de venir vérifier sur place. Le conciliateur de justice est un collaborateur occasionnel de la justice qui dispose d’une formation ou d’une expérience juridique. Son rôle consiste à faciliter le règlement amiable de certains litiges civils du quotidien (troubles du voisinage, litiges entre propriétaires et locataires par exemple). (source Ministère de la justice)
Là, c’est un vrai folklore. Déjà, elle ne veut pas de dialogue avec nous. Il lui dit que s’il n’y a pas de confrontation, cela ne sert à rien qu’il soit là. Il pose son vélo devant sa porte d’entrée. Elle l’engueule en disant qu’elle ne pourra pas sortir de chez elle. Il met son vélo devant chez nous. Pour vérifier que la porte fait du bruit, je dois la fermer plusieurs fois, tandis qu’il est chez elle. Il arrive et me demande de simplement ajouter un joint anti-bruit entre le chambranle et l’ébrasement.
Elle dit que cela ne suffira pas, elle veut que je la retire en cassant les fondations qui vibrent dans sa maison. Etonnement de tous. Je sais que si il y a conciliation, c’est donnant-donnant, aussi, je me soumets tant bien que mal et demande en contre-partie le retrait de sa porte entre les deux jardins.
Elle s’énerve. Je lui rappelle son affaire de « quasi-nudisme », l’histoire de la pergola. Elle s’emporte, raconte qu’on a fait des trous dans son mur pour poser un rosier grimpant. Bien sûr, elle ne peut pas montrer ou cela se trouve et dit l’avoir su par d’autres voisins qui ne sortent pas de chez eux. En fait, elle disait avoir fait quelques trous pour que des rats ne viennent pas. Une vrai folle, quoi !
Elle montre une feuille d’un dialogue de Whatshapp de la rue où nous avions dit vouloir déménager. On voit qu’il y a des collabos. Le conciliateur est avec nous et prend notre parti car nous avons le droit d’avoir envie de changer d’air.
Le conciliateur lui demande son adresse mail pour lui envoyer le « constat d’accord », elle dit ne pas en avoir alors qu’elle est toujours sur son ordi. Vraiment de la mauvaise foi. Au lieu des cinq ans qu’elle demande pour retirer sa porte, nous demandons un an. Le constat d’accord va en ce sens.
Elle signe le constat d’accord en bougonnant.
La nouvelle porte et quelque chose qui limite le bruit dans sa maison qui a été mis dans les fondations, avec quelques centimètres qui ne sont plus fixés sur sa maison nous ont couté 3 400 euros.
Nous attendons son retrait de porte du jardin avec sa nouvelle clôture. Elle ne passera pas par chez nous, nous nous y refuserons. Nous sommes bientôt à la fin du constat d’accord, elle nous a promis de le faire au printemps 2026.
Si cela n’est pas fait, j’irai plus loin et l’attaquerais en justice et demanderais en dédommagement le prix de la porte et en plus des dommages et intérêts, de l’argent au prorata des jours de non réalisation entre le jugement et les travaux.
Avez-vous des problèmes avec vos voisins ? Racontez-nous.
Un immeuble de 3 appartements, un appartement par étage.
Râlait à la moindre occasion parce que le chat jouait avec sa balle, parce que les filles faisaient du bruit en journée,...
Enfin, quand tu ne supporte pas les gens, tu n'achètes pas un appartement en centre-ville...
en voici une :
- un voisin qui va se "plaindre" que notre maison est trop haute à la commune, une fois celle-ci terminée. Réponse de la commune fallait réagir lors de l'enquête avant la construction.
Par contre, après recherche il va aller dans ma PAL 😁
