Philo-Cupidon, je marie Nietzsche et Kropotkine đŸ’˜đŸ’„

Un article de ColchR-73090
Publié le 22/02/2026
Dans la section #Philo
Article public d'intéret général
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Je suis Philo-Cupidon. Et aujourd’hui, j’ai dĂ©cidĂ© de marier Nietzsche et Kropotkine. đŸ’˜đŸ’„

Oui, ensemble. Dans la mĂȘme piĂšce, sans arbitre, avec le son Ă  fond et des paillettes plein les yeux. Tout le monde pense qu’ils se dĂ©testent. Moi, je dis qu’ils parlent de la mĂȘme Ă©nergie, mais pas au mĂȘme Ă©tage. J’ai sorti mes flĂšches, et je vais les rĂ©vĂ©ler l’un Ă  l’autre. Spoiler : leur amour sera sexy.

Le casting (pour ceux qui n’ont que les caricatures en tĂȘte) :

D’un cĂŽtĂ©, Fritz Nietzsche. Grosse moustache, ego radioactif, allergique Ă  la pitiĂ© dĂ©goulinante. On le caricature souvent en darwiniste de comptoir prĂȘt Ă  Ă©craser les faibles. En vrai, ce qu’il dĂ©teste, ce n’est pas d’aider, c’est d’aider en rabaissant, et cette morale de la pitiĂ© qui transforme la faiblesse en valeur suprĂȘme. De l’autre, Piotr Kropotkine. Barbe de PĂšre NoĂ«l, cerveau de naturaliste anarchiste. On le caricature en doux rĂȘveur qui veut que tout le monde se fasse des cĂąlins autour d’un feu. Faux. L’entraide, chez lui, ce n’est pas de la gentillesse molle, c’est une stratĂ©gie Ă©volutive taillĂ©e dans le roc.

💘 Flùche n°1 : Le flex de la gentillesse (l’entraide comme superpouvoir)

Fritz tape sur la pitiĂ© parce qu’elle sent la rĂ©signation. Et lĂ , Piotr dĂ©barque avec sa bombe : on ne coopĂšre pas parce qu’on est faibles. On coopĂšre parce qu’on est tellement vivants que ça dĂ©borde ! L’entraide, ce n’est pas un sacrifice de loser, c’est l’inverse de la pitiĂ© qui Ă©crase : c’est un giga-flex de vitalitĂ©. Tu aides ta meute parce que tu peux. Parce que tu es un rĂ©acteur nuclĂ©aire. Ce n’est plus "dominer" les autres, c’est "amplifier" la rĂ©alitĂ© autour de toi. Bim. Fritz rougit sous sa moustache.

💘 Flùche n°2 : Au revoir les moutons, bonjour la meute insolente

Nietzsche vomit le troupeau. Kropotkine dynamite l’autoritĂ©. Surprise : ils flirtent. Ce qu’ils refusent, ce n’est pas le collectif, c’est la masse triste et obĂ©issante. Leur point G commun ? Le rĂ©seau affinitaire. Fini la garderie pour moutons terrorisĂ©s. On veut une cour de rĂ©crĂ©ation explosive remplie de loups libres, flamboyants, qui choisissent de s’associer pour tout rĂ©nover et construire en mieux – en communes, en collectifs, en rĂ©seaux d’entraide qui n’obĂ©issent Ă  personne. Pas de chef suprĂȘme, pas de bĂȘlement synchronisĂ©. Juste du chaos crĂ©ateur.

💘 Flùche n°3 : La cantine et le trampoline (l’architecture du kif chanmax)

C’est ici que le mariage est consommĂ©, et c’est magnifique :

Le Socle (La Cantine de Piotr) : On organise l’entraide matĂ©rielle avec une prĂ©cision militaire. Pas en mode Bisounours, ou plutĂŽt si : des Bisounours Ă  Famas qui maĂźtrisent Excel et le dĂ©veloppĂ©-couchĂ©. Nourriture, logement, soins. Le filet de sĂ©curitĂ© est tendu Ă  bloc. On explose l’angoisse de survie. Personne ne crĂšve la dalle.

Le Jeu (Le Trampoline de Fritz) : Maintenant que personne n’est Ă©crasĂ© par la peur
 À NOUS DE JOUER ! Le champ est libre pour crĂ©er, risquer, inventer, se cramer les ailes avec style. On transforme le filet de Piotr en trampoline pour faire des triples saltos arriĂšre de volontĂ© de puissance.

**

Conclusion du mariage :

La vraie vocation humaine, ce n’est ni l’écrasement des autres, ni la soupe tiĂšde de l’égalitĂ© molle. C’est de couler du bĂ©ton armĂ© de solidaritĂ© en bas, pour pouvoir vivre l’individualisme le plus flamboyant et le kif le plus chanmax en haut.

Ils vĂ©curent heureux, et eurent beaucoup de petits anarchistes aristocratiques. 💍✹

5 commentaires
Le surveillant
()
*C'est alors que Karlito Marx débarque comme un cheveux sur la soupe, en vociférant*

"Votre amour, n'est qu'un ersatz, une superstructure du productiviste pas plus fringuante qu'une boute de mon-chéri sortie de l'usine une veille de Saint-Valentin"

*Puis, venant du comptoir de la cantine, George W. Hegel, habillé en serveur, vient présenter l'adition*

N'écoutez donc pas cet illuminé : votre amour à tout son sens. Tant qu'il se réalise à travers l'accomplissement ultime de l'esprit : l'état.

*Kropotkine s'étouffe. Freddy lui lance le regard le plus noir dont il est capable (un joli gris clair) et déclare*

"Dieu est mort, le pourboire aussi."
Bidule
()
À ce moment-lĂ , la porte de la cantine s'ouvre Ă  la volĂ©e.

Une brigade d'Ă©conomistes dĂ©boule en rang serrĂ©, en criant en chƓur :
« Vive les mariĂ©s ! Vive l'État ! »

Mariana Mazzucato pose une bouteille de champagne sur le comptoir :
« Sans État entrepreneur, votre histoire d'amour n'a mĂȘme pas de Wi-Fi, pas de GPS pour trouver la Cantine, et pas de techno pour le Trampoline. »

Keynes dĂ©barque en smoking froissĂ©, l'air de quelqu'un qui revient d'une fĂȘte trop longue :
« Mes chĂ©ris, vous savez ce qui tue une fĂȘte ? Quand tout le monde dĂ©cide d'Ă©conomiser en mĂȘme temps. Le paradoxe de l'Ă©pargne, ça s'appelle. DĂ©pensez, creusez des trous, rebouchez-les, l'essentiel c'est que ça tourne. À long terme on est tous morts, alors autant danser. »

Aghion sort un PowerPoint de sa manche :
« Pas n'importe quel État. Un smart state : Ă©ducation, recherche, DARPA du kif. Sinon vos petits anarchistes aristocratiques innovent dans leur garage
 et y restent. »

Bernard Friot débarque avec son classeur de conventions collectives :
« Votre Cantine, c'est un début de salaire à vie. Du béton de droits, pas de la charité. On socialise la valeur, on débranche le marché du frigo, et vos anarchistes aristocratiques naissent avec carte de Cantine illimitée. »

Adam Smith, un peu pompette, se lÚve, rajuste sa veste, et va poser une main sur l'épaule de Nietzsche, l'autre sur celle de Kropotkine :
« On m'a vendu comme prophĂšte du laisser-faire. Calomnie. J'aimais les ponts, les Ă©coles, les garde-fous, et les hommes bien nourris qui peuvent enfin ĂȘtre libres. Votre Cantine ET votre Trampoline... c'est exactement ce que j'avais en tĂȘte. »

Il serre les deux mariés contre lui et murmure :
« Bienvenue à la maison. »

Toute la bande lĂšve les coupes :
« Vive les mariĂ©s ! Vive l'État ! »
Un curieux
()
*Édouard Épicure, attirĂ© par le bruit et dĂ©pitĂ© par les excĂšs s'Ă©lĂšve au dessus de la foule et, d'un ton mou, admoneste*

« Je vous demande de vous modérer ! »

*À la simple mention de modĂ©ration, DiogĂšne sort de son tonneau, dans lequel il n'y avait manifestement pas que de la pomme*

« Questioooooon !!! Qu'est-ce qu'il y connait, Épiccuuuuuureu Ă  la modĂ©ration. Réééééponseu, RIEN. »

*Descartes n'y tenant plus se jette dans la discussion*

« Vous débattez de la modération, mais exsite-t-elle vraiment ? Permettez-moi d'en douter. Et je m'en vais d'ailleurs vous le démontrer en 42 étapes. »


*Seul dans son coin, JJ Rousseau soupire*

« C'était mieux avant. La cantine est bonne, mais la société l'a corrompue.»


*Il se lÚve alors et pour prouver que l'homme est intrinsÚquement bon, tente de démarrer un bagarre générale. Lionemmanuel Kant, se sentant responsable de tout, monte alors sur une table et s'exclame*

« J'assume pleinement la responsabilité de ces débordements et j'en tire les conclusions en me retirant de la vie de la cantine. »

Un égaré
()
Kant qui sort ??
Un curieux
()
On peut toujours rĂȘver ^^

Cela dit, en cas de dĂ©bordements oĂč la raison n'a plus droit de citer, je pense que Kant sortirait, oui ! Mais je suis prĂȘt Ă  ĂȘtre convaincu du contraire =)
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